Mauvaise Graine, un projet documentaire de Bérangère Hauet

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Vivre au milieu des plantes

Sur son terrain, dans la nature et dans son labo de transformation, Fanny perpétue et partage des savoirs et des gestes séculaires, héritages des herboristes, des alchimistes et des sorcières. Elle travaille avec simplicité, passion et respect de la terre et des hommes, malgré la complexité législative qui accompagne sa profession. Mais quel est-il, ce métier ? C'est la question qui est au cœur de ce film. Depuis 1941, le diplôme d'herboriste n'est plus délivré, ce métier est aujourd'hui interdit, la vente de produits issus des plantes aromatiques et médicinales est très réglementée. Comme beaucoup de petits producteurs qui travaillent comme elle, Fanny invente quotidiennement son travail : paysanne-herboriste, productrice de plantes aromatiques et médicinales... Au delà des termes, c'est avant tout dans la façon dont elle l'envisage que se situe sa définition. C'est aussi un engagement politique : la reconnaissance du métier d'herboriste, de leurs savoirs, un retour à l'autonomie pour les premiers soins, une réponse pour l'avenir en terme de souveraineté. Une résilience en phase avec les enjeux environnementaux et sociaux de notre époque. Portrait d'une jeune femme passionnée et engagée.
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Intention de la réalisatrice

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Les herboristes ont longtemps permis à tous, notamment les plus pauvres, de se soigner avec les plantes. En 1941, sous la pression des lobbys pharmaceutiques, le diplôme d'herboriste est interdit et aujourd'hui, ce métier est toujours interdit en France.
Fanny est productrice de plantes aromatiques et médicinales dans le cœur des Bauges, en Savoie. Elle cultive des plantes sur son petit terrain, et cueille en sauvage.
Elle transforme ensuite dans son petit laboratoire : macérations solaires, distillation, alcoolatures...

Aujourd'hui, on note un fort retour des consommateurs à se soigner avec les plantes : l'envie de connaître la provenance des produits, d'utiliser des produits plus sains et naturels, et ne plus dépendre uniquement des labos pharmaceutiques.
Fanny a la volonté de réhabiliter des savoirs et des gestes ancestraux, de travailler avec la flore locale et d'être utile à la communauté.
La façon dont elle travaille et dont elle envisage son métier est représentative de ce retour aux plantes. Elle fait la passerelle entre les savoirs anciens et une proposition pour l'avenir.
Loin d'être dans une vision passéiste, elle est au contraire complètement ancrée dans les problématiques actuelles : envisager le soin par les plantes médicinales permet de revenir à une certaine autonomie en matière de premiers soins.
Travailler avec les plantes aromatiques et médicinales aujourd'hui est soumis à une complexité législative. Il est bien sûr essentiel d'encadrer la production et la vente de ces produits, mais en ayant interdit le diplôme et donc le métier d'herboriste, les producteurs sont contraints : ils ne peuvent pas conseiller leurs produits.
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A une époque où tout est breveté, même le vivant, Fanny transmet ses connaissances, ses savoirs-faire qu'elle a elle-même appris d'autres passionnés. "Pour moi, le savoir est universel et il doit être transmis, quoiqu'il arrive. Pour moi, le savoir, c'est pas un moyen de faire de l'argent. C'est un moyen de sauver des vies."
Elle incarne ses valeurs par ses choix quotidiens, la façon dont elle pratique son métier : respect de la terre, de la flore locale, circuits-courts, solidarité, vivre-ensemble...

Pourquoi nous produisons ce film ?

Réaliser des documentaires est pour nous un acte citoyen, militant. Les sujets que l'association Hélio Films soutient sont des sujets de société, en prise avec les questionnements de notre époque.
Mauvaise graine est le troisième documentaire long de Bérangère Hauet.
Son premier documentaire Devenir mères aborde un aspect sensible et tabou de la maternité - la difficulté maternelle - et les injonctions faites aux femmes.
Son deuxième, Courts Circuits, questionne l'engagement citoyen, les actions locales et collectives.

Dans notre quotidien, dans notre engagement associatif, nous privilégions les circuits-courts et les circuits de proximité. Nous avons envie de soutenir des films avec ces mêmes valeurs : des sujets qui me touchent, sur notre territoire, avec une sobriété de moyen.
Pour la production et la réalisation, nous travaillons aussi de façon artisanale : avec une petite équipe de confiance.
Pour la diffusion, la réalisatrice aime accompagner ses films pour un temps d'échange avec le public après la projection, que ce soit dans des salles de cinéma qui soutiennent une certaine idée du cinéma, ou dans lors de projections avec des associations ou des mouvements citoyens.

Une campagne de financement participative

Ce film n'est pas soutenu par le CNC, la région ou une chaîne télévisée. C'est une production "engagée" en circuit court et de proximité.
Le tournage s'est fait sans réels moyens financiers. Le montage est en cours et la sortie du film est prévue pour septembre 2020.
Pour terminer ce film dans de bonnes conditions, pour qu'ils puissent être diffusé en salle de cinéma et édité en DVD, il est essentiel qu'il soit mixé, étalonné... L'argent collecté servira essentiellement à la post-production.

- Mixage-son : 2 000 euros
- Etalonnage : 1 000 euros
- DCP (support de diffusion cinéma et DVD) : 1 000 euros
- Salaire monteur : 4 000 euros

https://www.helloasso.com/associations/helio-films/collectes/mauvaise-graine