La vie après... un documentaire sur le deuil périnatal

La vie après… est un projet de documentaire dont le but est de sensibiliser au sujet délicat du deuil périnatal.
Ce film est à destination des parents endeuillés, de leur proches, mais aussi des professionnel.les et associations accompagnant les familles.

Un projet écrit à 6 mains

Ce film est écrit et réfléchi par trois femmes, ayant des expériences et des compétences différentes et complémentaires pour sa réalisation.
Le Dr Anne Brousseau, psychiatre spécialisée en périnatalité.
Aurélie Beutin, maman ayant vécu un deuil périnatal, autrice d’un livre de fiction ayant pour trame ce deuil.
Bérangère Hauet, réalisatrice de films documentaires

Libre de droit de diffusion

Ce film sera libre de droit de diffusion et d'utilisation c'est à dire qu'il sera accessible gratuitement sur internet et mis à disposition pour les structures, professionnel.les le demandant pour une utilisation dans le cadre de leur exercice professionnel, associatif…
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Synopsis

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Tout part du projet de parents de fonder ou d’agrandir leur famille.
Rapidement, passés les premiers examens, la grossesse est officialisée. Le ventre de la mère s’arrondit et la famille se prépare à la venue du bébé. Ses parents, ses frères et sœurs, ses grands-parents en ont chacun leur représentation.
En tout cas, après neuf mois de grossesse, il sera là, investira leurs vies, les comblera de bonheur.
Malheureusement, le parcours de la grossesse n’est pas cousu de fil blanc. Et parfois, la mort vient retirer à sa famille ce petit être aimé avant ou au moment de sa naissance.
Selon l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, on parle de deuil périnatal lorsque des parents doivent affronter le décès de leur bébé entre la 20ème semaine de grossesse et le 7e jour après sa naissance.
Après le choc de l’annonce et de la perte, vient le temps du deuil. Un parcours singulier, nécessitant une durée, une manière de le vivre, le besoin d’évoquer le souvenir du défunt, propres à chaque individu.
Ainsi vont les choses… sauf dans le cas du deuil périnatal.

Le deuil périnatal fait l’objet d’un tabou sociétal qui sape les capacités à consoler et à ouvrir la porte à la confidence, jusque dans la sphère intime des parents endeuillés.

À la violence du traumatisme de la perte injuste et précoce de leur bébé, les parents se trouvent confrontés la gêne de l’entourage, à la non reconnaissance de l’existence de leur enfant et de leur douleur. Leurs processus de deuil s’en trouve compromis, avec de multiples conséquences néfastes (dépression, crises conjugales ou familiales, séparations...)
Pourtant, il est coutume de dire que la perte d’un enfant est la pire des souffrances. Alors pourquoi cette culture du silence, source de blessures qui pourraient être évitées ?
La résilience, « la vie d'après … » est possible, si on décide de passer au-dessus du tabou.

C’est au travers de témoignages que le documentaire La vie après… veut informer le public sur les spécificités du deuil périnatal, porter un éclairage sur les réactions et ressentis que peuvent avoir des parents endeuillés.

D’abord à travers ceux parents et/ou couples parentaux ayant connu un deuil périnatal, pour libérer la parole, démontrer les conséquences néfastes du tabou et avancer dans sa déconstruction.
Par la force des retours d’expérience de ces parents ayant atteint la résilience, ce film veut être un outil de soutien aux parents endeuillés, afin de légitimer leurs émotions, les déculpabiliser de la colère générée par le rejet de leur douleur par la société.
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Enfin au travers de témoignages de professionnelles de santé spécialisées en périnatalité (psychiatre, psychologue, sages-femmes), pour démontrer la nécessité du soutien psychologique des parents touchés par le deuil périnatal.
Ce film se veut un encouragement à la mise en place d’un maillage homogène sur le territoire des Unités médico-psychologiques spécialisées en périnatalité pour un appui plus présent pour les parents et pour une sensibilisation plus efficace de la population.

Un outil de sensibilisation libre de droit de diffusion et d'utilisation

Nous souhaitons réaliser un outil qui puissent être mis à disposition des professionnel.les de périnatalité (sage-femmes, psychologues, psychiatres, puéricultrices…), mais aussi des associations et structures qui soutiennent les familles endeuillées.
Nous voulons aussi aussi que ce film soit à destination de leurs proches et de leur entourage.

Les sujets des films réalisés par Bérangère Hauet et l'association Hélio Films sont des sujets de société, en prise avec les questionnements de notre époque. Le choix d’être en association est une affirmation de notre engagement dans la transition sociale et écologique.
Nous pensons qu’un film est un formidable outil de sensibilisation, qui fait appel aux émotions, à l’empathie, et à la bienveillance des spectateurs et spectatrices.
Nous pensons qu’il peut être un outil de réflexion et de prise de conscience, allant ainsi vers une meilleure compréhension des uns et des autres.
C’est pourquoi nous voulons que ce film soit visible par le plus grand nombre afin de participer à la reconnaissance et à la compréhension de la problématique du deuil périnatal, assez méconnue.
Permettre un visionnage accessible et gratuit par tous nous semble être une façon d’y participer et de marquer notre soutien à cette cause.

Contexte

Dr Anne BROUSSEAU, Psychiatre - Praticien Hospitalier  - Pôle Pédopsychiatrique EPSM74
« En tant que psychiatre, spécialisée en périnatalité, je reçois très régulièrement des parents traversant l'épreuve d'un deuil périnatal; ils se trouvent souvent très isolés car la question du deuil et celle plus particulière du deuil périnatal est encore taboue dans notre société, et met souvent très mal à l'aise l'entourage familial et amical des parents.
Il y a quelques années, le premier film de Bérangère Hauet, Devenir mères a été le support d'une soirée-débat sur la dépression du post-partum que j'animais dans le cadre de la Semaine Internationale de Santé Mentale. Les émotions qui se dégageaient du film au travers des témoignages mais aussi au travers de l'image, ont été support de compréhension pour certains, de soutien pour d'autres, d'échange, de partage.
C'est pourquoi est née l'idée de la réalisation d'un film sur le deuil périnatal, comme support à l'information du grand public, à l'échange avec des parents endeuillés et également à l'élaboration entre professionnels concernés par le deuil périnatal. »


Aurélie BEUTIN, autrice du roman Bris de rêves :
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« Avec mon mari, nous avons perdu notre fils cadet Étienne alors qu'il était âgé d'une semaine. Un traumatisme. Nous avons traversé des mois éprouvants à essayer de nous reconstruire après ce drame. Et face aux difficultés, au mal être, au sentiment de solitude et d'incompréhension, au silence désemparé d'une partie de notre entourage, nous nous sommes tournés vers l'unité de périnatalité de Sallanches et vers le docteur Brousseau, qui nous a aidé à avancer, à retrouver du positif pour nous reconstruire et souder nos liens de couple éprouvés par la douleur. J'affirme aujourd'hui que le soutien psychologique face au deuil périnatal est indispensable et qu'il est nécessaire de sensibiliser le grand public à cette problématique, de développer les moyens de soin afin d'aider tous les parents endeuillés.
J'ai réussi à témoigner à travers un livre de fiction de l'expérience du deuil périnatal, car j'avais besoin de démontrer au public toutes les souffrances et les heurts découlant de ce deuil, et de combattre le tabou autour deuil périnatal à cause de l'isolement dans lequel je m'étais sentie enfermée. J'ai souhaité la participation du Dr Brousseau à ce roman par l'apport d'une postface. Suite à cela, elle a, de son côté, émis le souhait de voir naître un film pour aider les parents endeuillés qu'elle accompagne vers la résilience. »


Bérangère HAUET, réalisatrice :
« En 2013, j’ai réalisé mon premier documentaire long Devenir mères qui traitait de la difficulté maternelle et de la dépression du post-partum. Ayant moi-même traversée une difficulté maternelle à la naissance de mon premier enfant et étant réalisatrice, j’ai eu envie de témoigner de ce vécu et surtout de faire connaître cette problématique, encore assez taboue.
Quand la naissance s’accompagne de doutes, de tristesse, de regrets, d’une dépression, les jeunes parents peuvent se sentir désorientés, démunis, isolés.
Quand j’ai été en capacité de prendre du recul, de comprendre et de mettre des mots sur ce vécu difficile, j’ai eu envie de faire un film pour témoigner, un film à destination des futurs et jeunes parents, mais aussi des professionnels de la périnatalité. Il était essentiel pour moi de sensibiliser, de « détaboutiser » cette problématique. Ça a été aussi pour moi la possibilité de transformer ces mois de mal-être en une création personnelle au service des autres.
Ce film est aujourd’hui utilisé par des sages-femmes dans l’accompagnement à la grossesse et à la naissance, par des psychologues en groupes de travail ou en entretien individuel… C’est par ce biais que le Dr Anne Brousseau m’a contacté et m’a proposé de réaliser un film sur le deuil périnatal, avec les mêmes intentions : aborder cette thématique taboue dans notre société, afin de sensibiliser les proches et l’entourage de parents vivant un tel drame, mais aussi afin d’éclairer l’importance de l’accompagnement par les professionnels de périnatalité.
Je crois que le film documentaire peut être un véritable outil de sensibilisation et de prise de conscience sur thématiques et des vécus aussi difficiles soient-ils, tant qu’ils sont abordés avec respect et sensibilité. Cela passe évidemment par de la bienveillance et du temps. Ma démarche documentaire est construite sur ces bases : je prends du temps pour faire un film, pour rencontrer les personnes que je souhaite filmer, pour apprendre à se connaître et qu’un rapport de confiance puisse exister.
Le partage de témoignages et de vécus par le documentaire permet ainsi d’éclairer des aspects de notre société, méconnus ou mal compris, et peut être de participer un peu à son évolution. »